e-cigarette
12 janvier 2017

La e-cigarette est-elle un produit high-tech plus abordable que la cigarette ?

Vous le savez sans doute très bien si vous êtes fumeur, la cigarette est devenu un véritable produit de luxe. Avec l’augmentation de la taxe sur les produits du tabac en France ces dernières décennies, fumer coûte en moyenne plus de 200 euros par mois. Calculer le coût du tabagisme était un préalable nécessaire car une fois notre exposé terminé sur le coût de la vape, nous allons pouvoir confronter ces chiffres et conclure laquelle de ces pratiques est la plus vaniteuse économiquement parlant et laquelle par conséquent est la plus onéreuse.

Le premier kit

Quand un fumeur décide de se mettre à la cigarette électronique, il se procure un kit complets comprenant un clearomiseur, un drip tip et une batterie (ou un mod), à moins qu’il décide sur les conseils d’un vendeur expérimenté ou d’un vapoteur expert d’assembler lui-même ces différents composants. Ce kit lui coûtera aujourd’hui autour de 50 ou 60 euros. Dans tous les cas, il pourra conserver ces éléments, que ce soit le drip tip, le clearomiseur, ainsi que le mod ou la batterie plusieurs années. Il n’aura donc pas à commander régulièrement l’un de ces éléments au moins dans les deux prochaines années. A moins qu’il ne casse son clearomiseur en verre Pyrex, ce qui arrive fréquemment mais il y a aujourd’hui une possibilité pour préserver ses réservoirs : une bague en silicone que l’on nomme vape band et que l’on dispose autour du tank.  D’autre part, des tubes en verre de rechange sont disponibles pour certains modèles de clearomiseurs. Les cigarettes électroniques en eux-mêmes et leur prix ne sont plus un secret pour nous. Nous allons maintenant tenter de lister quels composants le vapoteur devra renouveler tout au long de l’année et pour quel coût ?

Les résistances

Il y a tout d’abord, les résistances qui font partie du clearomiseur mais qui sont interchangeables parce qu’elles ont une durée de vie bien plus courte que celle des autres composants de la cigarette électronique. La résistance n’est rien d’autre qu’un fil de métal qui se détériore à force de brûler, surtout si l’utilisateur utilise un e-liquide majoritairement composé de glycérine végétale qui est bien plus épaisse que le propylène glycol. Un pack de 5 résistances coûte environ une dizaine d’euros. Etant donné que la durée de vie d’une distance varie de deux à trois semaines, on peut considérer que leur coût sera compris entre 3 et 4 euros par mois.

Les recharges

Après les résistances, l’utilisateur devra bien évidemment remplir son réservoir d’e-liquides. S’il a forcément acheté quelques recharges avec son premier kit de matériels, il devra bien évidemment renouveler son stock de liquide chaque mois. Un flacon de 10ml d’e-liquides peut revenir entre 5 et 9 euros. Partons donc sur une moyenne de 7 euros les 10ml. Avec une consommation moyenne de 2,25 ml d’e-liquide par jour et donc de 15,75 ml par semaine et d’un peu plus de 63 ml par mois, les recharges représentent donc, toujours en moyenne, 49 euros par mois (soit 6-7 flacons de 10 ml). Avec le prix du kit de cigarette électronique, nous arrivons donc à un total d’environ 100 euros le premier mois et 53 euros dès le second mois (sans le kit donc), ce qui parait dérisoire par rapport au 210 euros par mois de la cigarette à combustion, et de surcroit, sans aucune dégressivité tout au long de l’année ! Mais vous allez voir que ce n’est pas tout !

Le DIY e-liquide

Il existe deux méthodes pour agrandir encore davantage l’écart entre le coût du tabagisme et celui de la vape. Première possibilité, c’est le DIY pour faire son e-liquide. Grâce à cette technique, vous allez pouvoir assurer la production de vos recharges pour un coût dérisoire d’un euro les 10 ml au lieu des 47 euros les 10 ml pour les e-liquides prêts à être utilisés. Pour cela, vous n’avez besoin que de quelques outils simples, du propylène glycol, de la glycérine végétale, avec ou sans nicotine, ainsi que les arômes et liquides DIY.

Les atomiseurs reconstructibles

Deuxième méthode qui n’est pas incompatible avec la première d’ailleurs : l’atomiseur reconstructible. Cette fois-ci, c’est la résistance que les fabricants vous proposent de renouveler vous-même. La méthode est bien plus complexe et délicate que le DIY e-liquide et présente même certains risques d’assez grande ampleur. C’est pour cette raison que la reconstruction doit être réservée aux vapoteurs expérimentés dans ce domaine et bien informés. L’internaute devra se procurer des fils résistifs, là encore quelques outils, du coton japonais ou de la fibre de silice.